mardi 22 mai 2018

Earth's End (Air Awakens #3) - Elise Kova



FantaisieYoungAdult

VO Lu en VO
NVF Non traduit
3E Narrateur: 1iere personne
1P Nombre Narrateurs: 1 personnage
NE Suite: Water's Wrath


Resume
A woman awoken in air, a soldier forged by fire, a weapon risen from blood.

Vhalla Yarl has made it to the warfront in the North. Forged by blood and fire, she has steeled her heart for the final battle of the Solaris Empire’s conquest. The choices before Vhalla are no longer servitude or freedom, they are servitude or death. The stakes have never been higher as the Emperor maintains his iron grip on her fate, holding everything Vhalla still has left to lose in the balance.


Après une bonne lecture des deux premiers tomes, et le cliff hanger à la fin du deuxième, je me suis jetée sur ce troisième livre avec une envie furieuse de connaitre la suite. Je n'ai pas été déçue, l'autrice n'est pas tendre avec ses personnages et nous donne de l'action, mais un sentiment de lassitude a commencé à m'envahir vers la fin.

Nous reprenons notre lecture directement à la suite du deuxième tome. J'avais le coeur qui battait de ne pas savoir ce qui allait arriver à Aldrik après sa chute. L'autrice serait-elle assez cruelle pour faire mourir son personnage, ou nous laissera-t-elle un peu de répit ? Toute la première partie du roman est portée par ce sentiment d'urgence autour de la survie d'Aldrik. C'est la partie que j'ai dévorée la plus rapidement, car je ressentais la peur et le désespoir de Vhalla dans chaque phrase. Elle va tout faire pour sauver la vie de son amant, quitte à mettre sa vie en danger. Certes ses décisions ne sont pas réfléchies, mais on ne peut pas lui en vouloir. Elle n'a pas le temps de peaufiner son plan, il faut agir vite.

« She could make her office my rose garden, forever, if she so chose »


Bien que je ne l'ai pas complètement ressenti comme tel, j'ai été légèrement déçu par la tournure des événements. J'aurais aimé que l'autrice choisisse de prendre une voie différente, et assombrisse son roman. Certes elle introduit un triangle amoureux qu'on entrevoyait dans le tome précédent, mais elle ne va pas au bout. Je ne suis pas adepte de ces derniers, mais il aurait clairement apporté un plus à la romance qui va devenir assez plate.

« If this was what victory looked like, what was defeat?. »


J'ai commencé à ressentir un peu d'ennuie autour de la moitié du livre. L'action se calme, l'armée ne bouge plus, et les personnages préparent leur plan d'attaque. Quelques éléments d'enjeu politique sont introduit, mais là encore je ne les ai pas trouvé assez poussés. On ne fait que les effleurer. Il se peut qu'ils soient exploités dans la suite de la saga, mais du coup j'ai eut l'impression qu'on nous mettait l'eau à la bouche sans nous donner le pichet pour boire.

« I want . . . I want to forget all this for a while and wander, to be lost for just a little while »


Heureusement, la fin va rattraper les trois quarts du roman. Aldrik va de nouveau nous démontrer qu'il a une part cachée, et que même Vhalla ne le connait pas aussi bien qu'elle le pense. Cette étincelle m'a redonné goût à la lecture de la saga, cependant j'ai une crainte: que le tome suivant soit de nouveau très explicatif. Il est vrai que j'ai envie d'en découvrir plus sur ce monde dont on ne connait aujourd'hui que la partie Sud et Nord, mais je n'ai pas envie de me lancer dans un voyage à travers toute la carte. J'ai peur de me lasser très rapidement. Je préférerais que le roman se tourne su les enjeux politiques introduits...mais ça je ne le saurais qu'en lisant la suite !

lundi 21 mai 2018

A Darker Shade of Magic - V.E. Schwab





FantaisieYoungAdult

VO Lu en VO
VF Titre en VF: Shades of magic
3E Narrateur: 3ème personne
XP Nombre Narrateurs: X personnages
NE Suite: A Gathering of Shadows


Resume
Kell is one of the last Antari—magicians with a rare, coveted ability to travel between parallel Londons; Red, Grey, White, and, once upon a time, Black.

Kell was raised in Arnes—Red London—and officially serves the Maresh Empire as an ambassador, traveling between the frequent bloody regime changes in White London and the court of George III in the dullest of Londons, the one without any magic left to see.

Unofficially, Kell is a smuggler, servicing people willing to pay for even the smallest glimpses of a world they'll never see. It's a defiant hobby with dangerous consequences, which Kell is now seeing firsthand.

After an exchange goes awry, Kell escapes to Grey London and runs into Delilah Bard, a cut-purse with lofty aspirations. She first robs him, then saves him from a deadly enemy, and finally forces Kell to spirit her to another world for a proper adventure.

Now perilous magic is afoot, and treachery lurks at every turn. To save all of the worlds, they'll first need to stay alive.


V.E. Schwab est une auteure que beaucoup plébiscitent et après avoir lu un de ces livres il y a deux ans, j'ai décidé de me lancer dans une de ses premières saga: Shades Of Magic. Malgré une plume très agréable et une grande imagination, je n'en ressors pas totalement convaincue.

Ce livre fantaisie nous plonge dans un Londres - ou plutôt dans plusieurs Londres - car Kell est un magicien qui peut voyager entre les mondes. Il nous fait ainsi visiter trois Londres: le Londres rouge - d'où il vient - où la magie fleurie et vie en harmonie avec le peuple, le Londres gris, qui ressemble au notre, et où la magie n'existe pas, et enfin le Londres Blanc bien plus cruel et où la magie est un jeu de pouvoir.

J'ai apprécié la différence entre ces trois Londres, et les informations que l'auteure nous distillait au fur et à mesure de la lecture au sujet de la magie et des sorciers comme Kell, les Antaris. On sent que ce monde a un fort potentiel et que l'auteure va pouvoir y explorer de multiples pistes, cependant, j'ai trouvé que l'action a prit du temps à démarrer. Je n'ai pas été happé dans ma lecture dès les premières pages. Kell est un peu difficile à appréhender au premier abord. De plus il ne nous dévoile pas énormément d'informations sur lui, et son passé, ce qui n'aide pas à s'identifier au personnage. J'ai aussi trouvé ses premières réactions arrogantes, et il m'a fallut plusieurs chapitres avant de comprendre que ce n'était qu'une façade et que dans l'ombre il était plus humain.

« You know so little of war. Battles may be fought from the outside in, but wars are won from the inside out. »


Un autre point qui a un peu perturbé ma lecture, c'est l'apparition de plusieurs points de vue, pour parfois un seul chapitre, clairsemés dans le livre. Il est vrai que cela permet d'avoir un aperçu de ce qu'il se passe dans les Londres, et de peut être mieux appréhender le danger qui se profil, mais j'ai été déstabilisé par ces premiers changements de point de vue. En y repensant, je pense que si on avait eut une indication du narrateur en début de chapitre, j'aurais peut être eut moins de mal à m'y faire.

« Some people steal to stay alive, and some steal to feel alive. Simple as that. »


Le deuxième narrateur dominant, est Lila, une jeune femme à la recherche d'aventure qui n'a pas froid aux yeux et peur du danger. C'est avec elle que j'ai le plus accroché. Certes ses intentions ne sont pas toujours bonnes, mais on sent qu'elle a un bon fond. Elle a surtout toujours réussi à m'arracher un sourire lorsqu'elle interagit avec Kell. Elle contrebalance son côté sérieux avec son petit brin de folie.

« I'd rather die on an adventure than live standing still. »


Concernant l'action, elle est un peu lente à venir, mais une fois qu'elle démarre, le lecteur n'a plus le temps de souffler. J'ai malheureusement été légèrement déçu par la fin que j'ai trouvé trop rapide. D'un seul coup, alors que les choses semblaient complexes et que nos personnages n'étaient pas dans une situation facile, tout se résout en quelques chapitres. Enfin, non pas tout car il nous reste encore bien des questions, que ce soit sur le passé de Kell et Lila, ou le Londres noir. On comprend pourquoi d'autres tomes suivent ce premier, mais l'auteure ne nous laisse aucun indice sur la suite des événements, ce qui me laisse un peu dubitative.

Pour résumer, ce fut quand même une bonne lecture. La plume de l'auteure est très agréable et le roman se lit facilement et rapidement. Je pense que je m'étais attendu à beaucoup trop, au vu de tous les commentaires positifs, et que j'ai simplement été un peu déçue par la réalité de l'histoire. Je lirais quand même la suite, car je veux savoir ce qu'il advient de Kell et Lila.

vendredi 11 mai 2018

Pestilence - Laura Thalassa



FantastiqueRomance

VO Lu en VO
NVF Non traduit
1I Narrateur: 1iere personne
1P Nombre Narrateurs: 1 personnage
NE Suite: War


Resume
They came to earth—Pestilence, War, Famine, Death—four horsemen riding their screaming steeds, racing to the corners of the world. Four horsemen with the power to destroy all of humanity. They came to earth, and they came to end us all.

When Pestilence comes for Sara Burn’s town, one thing is certain: everyone she knows and loves is marked for death. Unless, of course, the angelic-looking horseman is stopped, which is exactly what Sara has in mind when she shoots the unholy beast off his steed.

Too bad no one told her Pestilence can’t be killed.

Now the horseman, very much alive and very pissed off, has taken her prisoner, and he’s eager to make her suffer. Only, the longer she’s with him, the more uncertain she is about his true feelings towards her … and hers towards him.

And now, well, Sara might still be able to save the world, but in order to do so, she'll have to sacrifice her heart in the process.


C'est un peu par hasard que j'ai découvert ce livre. Ce sont les suggestions d'Amazon qui m'ont fait tourner la tête quand j'ai vu la couverture du roman. Les avis n'étaient pas négatifs, bien que parfois mitigés, et l'histoire promettait d'être différente de ce que je lisais dernièrement. J'ai donc foncé tête baissée dans le roman, sans en attendre beaucoup de choses.


La terre a subit l'apocalypse il y a quelques années. Ce sont les cavaliers de l'apocalypse, envoyés par Dieu, qui ont saccagés le monde tel que nous le connaissons. Sara a dû radicalement changer de vie. Elle qui faisait ses études dans la littérature anglaise, elle s'est réorienté pour devenir pompier et aider son prochain à survivre à cette attaque surnaturelle. Après avoir fait tant de ravages, les guerriers ont disparu, ce qui a donner aux Hommes un peu de répis. Cependant, la réapparition de Pestilence, et de la peste qu'il propage, n'annonce rien de bon pour la race humaine.

« I came to conquer this land and its people, but instead, one of its people conquered me. »


Cela faisait longtemps que je ne m'étais pas plongé dans un post-apocalytique, et j'ai retrouvé un univers que j'apprécie, non pas pour la joie qu'il apporte, mais plutôt pour la psychologie et l'analyse du comportement des Hommes qu'il met en avant.

On se retrouve directement plongé dans la vie de Sara alors qu'elle vient d'être désignée volontaire pour tuer Pestilence. Elle sait qu'elle est condamnée à mourir, car même si elle réussi sa tâche, le fait d'avoir été si proche du cavalier l'aura contaminée. Cependant, elle est prête à tout pour défendre sa famille et la race humaine. Malgré cette haine contre lui, on va très vite sentir l'humanité de notre personnage, et son dégoût à causer la mort. Tout ne va malheureusement pas se passer comme prévu, et elle va se retrouver prisonnière de cet être divin et maudit.

« Pride is a lonely soldier, seeing out his watch when there’s no one else there to care. »


Ce que j'ai aimé les dialogues parsemés de pics entre Sara et Pestilence. Ce sont deux ennemis que tout oppose et qui ne se comprennent pas, mais ils ont un point commun: une langue bien pendue et un caractère de mulet. Le roman est centré sur nos deux personnages. Par ces temps d'apocalypse, et surtout à cause du virus diffusé par le cavalier, ils ne croisent pas grand monde sur leur route. Cependant pas de quoi s'ennuyer. L'auteure a toujours un tour dans son sac pour nous divertir. De plus, elle prend le temps de faire mûrir les sentiments entre Sara et Pestilence. La haine va d'abord se transformer en curiosité. Pestilence n'a en effet pas l'habitude d'avoir une apparence humaine, et les sensations de ce corps lui sont étrangers, tout comme les us et coutumes des humains. Sara va elle aussi chercher à un savoir plus, bien que Pestilence reste très secret une bonne partie du roman.

Nous allons quand même voir éclore le besoin de protéger Sara, puis de la chérir, même si il ne comprend pas ces sentiments et pense que c'est simplement parce qu'il veut décider seul de la façon dont elle mourra. La jeune femme a aussi du mal à accepter ses sentiments. Qui pourrait tomber sous le charme de l'homme qui massacre la planète et ne semble pas s'en vouloir ?

« Love is the greatest gift we can give or receive.»


Bien que l'apocalypse ne fasse pas ressortir que les bons côtés des Hommes, certains être la preuve du contraire et vont ouvrir les yeux à Pestilence. On le voit tout doucement changer au contact de Sara, et comprendre le concept de la pitié.

J'ai beaucoup apprécié la plume de l'auteure, et les stades par lesquelles elle fait passer les deux personnages. Bien qu'il ne soit pas rose, et peigne certaines horreurs, elle arrive à nous faire apprécier et à nous donner pitié de Pestilence ! De plus, elle cache quelques rebondissements au fur et à mesure de ses chapitres, tout comme une fin qui donne envie de découvrir la suite.

vendredi 4 mai 2018

The Swedish Prince - Karina Halle



ContemporainRomance

VO Lu en VO
NVF Non traduit
1IER Narrateur: 1iere personne
2P Nombre Narrateurs: 2 personnages
NNE StandAlone


Resume
I never believed in fairy-tales.

Never held out for Prince Charming.

Growing up poor in small-town California as the oldest of six siblings, I knew I would never ride off into the sunset with anyone. That was even more apparent when a senseless tragedy took the lives of my parents, forcing me to become the sole guardian of our dysfunctional household at the mere age of twenty-three.

Then a fateful encounter literally brought Prince Charming to my doorstep.

At first I thought Viktor was just your average businessman passing through, albeit obscenely handsome, six-foot-five, blue-eyed, and mysteriously rich.

But soon I discovered the truth behind Viktor’s façade.

Beneath his quiet, enigmatic gaze and cocky charm, is a man who is running away from who he really is. A role he’d rather not fulfill.

He is Viktor of House Nordin, His Royal Highness, The Crown Prince of Sweden.

Yet uncovering Viktor’s secret was only the first step.

I didn’t expect to fall in love with him.

I didn’t expect to have my whole life turned upside down.

When you’re from two different worlds, can your hearts meet somewhere in the middle?

Or do happily-ever-afters only exist in fairy-tales?


J'ai toujours été attirée par les histoires de prince charmant. Je crois que j'ai gardé mon âme d'enfant rêveuse ! Du coup, lorsque j'ai vu la nouvelle parution de Karina Halle - qui a écrit Love, in English, un de mes gros coups de coeur - je n'ai pas cherché bien longtemps, j'ai foncé. Je ressors de ma lecture un peu mitigée, mais tout en ayant passé un bon moment de lecture.

Ici, pas de prince d'un pays inconnu sur notre mappemonde, ou trop petit pour daigner y apparaître. Non, nous faisons la rencontre de Viktor, prince de Suède. Certes le personnage est inventé de toute pièce, mais il a pour mérite de très bien s'ancrer dans notre monde actuel. Ce dernier n'a jamais voulu être l'héritier du trône, à cause de toutes les exigences et le manque de vie privée que lui confère ce titre. Cependant, suite à l'accident qui a touché son frère, il se retrouve propulsé au devant de la scène internationale. Incapable de supporter le stress et la pression, il part s'échapper aux Etats-Unis pendant quelques temps.

Ce que j'ai aimé dans ce personnage, c'est sa fragilité. Derrière le masque du prince se cache un être humain qui n'a pas le temps de faire son deuil à cause de la pression médiatique. On voit d'ailleurs la perversion de notre monde actuel qui épient les faits et gestes des personnalités, et ne leur laisse guère le temps de faire leur deuil en famille, et de façon isolé. Il a un côté très attachant. Karine Halle a réussi à me faire voir chez lui plus qu'un beau mec. De plus, il ne joue pas de ce statut en pensant avoir toutes les filles à ses pieds. Bien au contraire, il est parti aux US pour tout sauf pour rencontrer l'amour, et ça fait du bien de voir un peu moins d'égo surdimensionné dans un roman.

« Always more, never less. »


D'un autre côté, Maggie a une vie bien différente et bien difficile. Sa grande famille de 6 frères et soeurs n'a jamais roulé sur l'argent, et la situation s'est encore compliquée quand un accident les prive de leurs parents. Obligée de prendre le rôle de parent de substitution, Maggie lâche tout, ses rêves et ses ambitions, pour revenir vivre dans la maison parentale et s'occuper du mieux possible de ses frères et soeurs. Elle aussi à une part de fragilité, et elle nous démontre à quel point il est difficile de devenir gardien de ses frères et soeurs, car ces derniers ont bien du mal à la considérer comme une figure d'autorité. Cette famille de premier abords dysfonctionnelle, et complexe, va cependant s'éveiller devant nos yeux. Le regard et la présente de Viktor va permettre de mettre en lumière les bons et les mauvais côtés de cette dernière, tout cela pour faire émerger les premiers.

Ce que j'ai aimé dans cette histoire, c'est ce côté très famille et tendre. Cependant, il n'y a pas eut que des bonnes choses. Tout d'abord, la description de Viktor, avec cette obsession de le décrire comme "Grand". Je peux comprendre qu'il soit plus grand que la moyenne, mais chaque fois que Viktor était mentionné dans une phrase, Maggie insistait toujours sur le fait qu'il était grand et que tout chez lui était grand. Du coup dans ma tête il est petit à petit devenu un géant un peu diforme, et il est vrai qu'au bout d'un moment ça m'a un peu gêné. Il ne ressemblait plus à l'image que je m'étais fait de lui.

« I’ve minded my manners, I’ve stayed noble, but when it comes to taking her in the bedroom, all of that is gone. I won’t be royal. I’ll be a savage instead. »


Un autre de mes soucis a été la romance, qui est parfois un peu trop rapide. En particulier les passages explicites sur le plan sexuel. Cela ne m'a jamais dérangé outre mesure, mais là j'ai trouvé que ces dernières étaient trop condensées. On passe de rien, à trois jours de sexe qui s’enchaînent. Du coup, c'est vrai que ce passage m'a coupé dans ma lecture. Je me suis détachée de l'histoire, et j'ai eut un peu de mal à rentrer de nouveau dedans pour en apprécier la suite. J'ai finalement réussi et je me suis laissée surprendre par quelques rebondissements (bien que certains puissent être anticipés).

Le romantisme refait son arrivée sur la toute fin du roman, et Karina Halle nous offre des moments tendres et nous arrache quelques rires.

Ce fut globalement une lecture appréciable, bien que les points que j'ai cité plus hauts parfois été un frein à cette dernière.



mercredi 18 avril 2018

Daughter of the Siren Queen - Tricia Levenseller



FantastiqueYoungAdult

VO Lu en VO
NVF Non traduit
1I Narrateur: 1iere personne
1P Nombre Narrateurs: 1 personnage
NNE Dernier tome


Resume
Alosa's mission is finally complete. Not only has she recovered all three pieces of the map to a legendary hidden treasure, but the pirates who originally took her captive are now prisoners on her ship. Still unfairly attractive and unexpectedly loyal, first mate Riden is a constant distraction, but now he's under her orders. And she takes great comfort in knowing that the villainous Vordan will soon be facing her father's justice.

When Vordan exposes a secret her father has kept for years, Alosa and her crew find themselves in a deadly race with the feared Pirate King. Despite the danger, Alosa knows they will recover the treasure first . . . after all, she is the daughter of the Siren Queen.


Ce deuxième tome est aussi surprenant que le premier. Moi qui avais peur que l'action s'essouffle, elle prend au contraire un nouvel envol et permet à l'auteur d'aborder des thèmes comme l'important de la famille, qu'elle soit de sang ou choisie.

Nous retrouvons Alosa seulement quelques semaines après la fin du premier tome, en quête de revanche face au pirate qui l'a obligé à révéler ses plus lourds secrets. Je trouve qu'on en apprend beaucoup plus sur sa personnalité dans ce tome. La voir interagir avec son équipage, qu'elle a choisie avec le plus grand soin, met à jour son grand coeur et sa volonté de faire le bien. Certes on pourrait croire que sa nature de pirate la place du mauvais côté de la société, mais c'est tout le contraire. Elle a accueillit sur son bateau les exclus de la sociétés, ceux qui n'arrivaient pas à trouver leur place dans ce monde d'hommes autoritaires. Car oui, son équipage est composé essentiellement de femmes ! Et ça fait du bien de les voir prendre les devants et être aussi féroce que ces pirates dont on nous a souvent conter les histoires.

« I may not have been born in the sea, but I was born to rule it. I am the daughter of the siren queen. »


Alors que le premier tome était surtout centré sur la piratrie, ici on se tourne aussi vers le folklore des sirènes, car comme le titre l'indique, elles vont devenir un des thèmes principaux du livre. On sent que l'auteure a travailler sur leur mythe afin de les rendre plausibles dans son monde. J'ai même été agréablement surprise par ce qu'elle a fait d'elles.

« Your enchantments last long after your song fades. »


Comme la rugueuse des pirates, Tricia Levenseller n'est pas douce avec ses personnages, et nous allons malheureusement découvrir les dangerosités de leur vie. Heureusement, la romance vient contre-balancer cette dureté, tout en ne prenant pas le pas sur l'action. J'ai beaucoup aimé le jeu de chat et de la souris qui s'instaure entre Riden et Alosa. L'auteure ne se repose pas sur ses lauriers et ne nous propose pas une romance trop simple et nièse, et je peux vous dire que ça m'a sacrément plû !

Je termine donc ma lecture de ce dyptique enchantée, et je ne peux que vous recommander cette histoire de piratie.

lundi 16 avril 2018

Fire Falling (Air Awakens, #2) - Elise Kova



FantaisieYoungAdult

VO Lu en VO
NVF Non traduit
3E Narrateur: 3ème personne
1P Nombre Narrateurs: 1 personnage
NE Suite: Water's Wrath


Resume
oldier... Sorcerer... Savior... Who is Vhalla Yarl?

Vhalla Yarl marches to war as property of the Solaris Empire. The Emperor counts on her to bring victory, the Senate counts on her death, and the only thing Vhalla can count on is the fight of her life. As she grapples with the ghosts of her past, new challenges in the present threaten to shatter the remnants of her fragile sanity. Will she maintain her humanity? Or will she truly become the Empire's monster?


Il s'agit là d'un deuxième tome à la hauteur du premier. Entre action, sentiments et enjeux politiques, je me suis encore laissée prendre au jeu de l'autrice et j'ai été totalement immergée dans cet univers où tant de choses reste à découvrir.

« Even something very small can cast a large shadow when it is close to the sun. »


Il est vrai que j'avais peur que l'autrice prenne un chemin facile concernant la romance qui commence à émerger au cours du premier tome. Cependant, elle a rapidement balayé cette crainte car elle n'a pas été indulgente avec Aldrick et Vhalla. Leur différence de rang et la guerre qui les attends va se mettre en travers de leur chemin. Même lorsque nous pensons qu'ils vont se rapprocher, quelque chose de légitime leur fait faire un pas en arrière. Ce petit jeu de séduction caché, et le caractère très changeant du prince, ont été un bonheur lors de cette lecture.

« Unfortunately for them, one couldn’t break what was already broken. »


Le roman ne se focalise cependant pas seulement sur la romance. Il reste même très focus sur l'action et la marche vers cette guerre qui semble si proche. Vhalla a beaucoup de choses à apprendre, elle qui a toujours vécue recluse dans sa bibliothèque. Le monde extérieur est dangereux, et elle ne contrôle pas totalement sa magie. Ce qui va lui jouer quelques petits tours. Malgré ce danger, elle ne se recroqueville pas en priant le ciel de l'aider. Non, elle va prendre le taureau à pleines cordes et ce battre contre ce destin qui lui a été imposé. Elle n'est pas non plus badass au point de tout surmonté. J'ai aimé découvrir ses faiblesses. Elles ne la rendent que plus humaine.

« I can't go back, and neither can you. We both have to move forward and find what beauty we can in the world as it is. »


Pour finir, les enjeux politiques et surtout l'empereur va prendre un tout nouveau rôle qui va boulverser la balance de pouvoir et contrecarrer les plans d'Aldrick et Vhalla. Bien que l'action soit surtout présente à la fin du roman (et son cliffhanger !), l'autrice est arrivé à me surprendre avec des retournements de situations inatendue et le fait qu'elle ne soit pas douce avec ses personnages.



Ce fut donc pour un moi un très bon second tome. Et avec cette fin, je n'ai pas attendu longtemps avant d’enchaîner sur le troisième !

dimanche 8 avril 2018

Ready Player One - Ernest Cline



Science FictionYoungAdult

VF Lu en VF
VO Même titre
1ier Narrateur: 1ière personne
1P Nombre Narrateurs: 1 personnage
NNE StandAlone


Resume
2044. Sur une Terre surpeuplée, les ressources manquent et les conditions climatiques sont catastrophiques. Comme la majeure partie de l’humanité, Wade Watts passe son temps dans l’OASIS, un monde virtuel où chacun peut être tout ce qui lui chante. Et comme la majeure partie de l’humanité, Wade rêve de devenir l’héritier de James Halliday, le créateur de l’OASIS. Mort sans laisser de successeur, ce dernier a créé une véritable chasse au trésor qui guidera les plus doués vers le butin. Des millions de concurrents s’y sont cassé les dents. Mais quand Wade résout la première énigme, la partie reprend… Car les autres joueurs ne reculeront devant rien pour obtenir la victoire. Wade n’a plus le choix : pour survivre, il doit gagner.


Voilà un livre qui trônait dans ma Wish List mais que je n'avais pas encore eut le courage d'acheter. Peut être était-ce la couverture qui ne m'avait jamais attiré, malgré tous les bons avis que j'avais pu lire. Alors quand l'annonce du film a été faite, et que le livre a été réédité, j'ai foncé, et je n'ai pas été déçu !

« Going outside is highly overrated. »


Etant une geekette, et ayant joué (et parfois mais bien moins souvent, jouant encore) à des RPG et MMO RPG, j'ai été rapidement en phase avec le personnage principal Wade. Dans ce monde futuriste où la pauvreté a poussé la population à vivre dans un monde totalement virtuel l'Oasis, désertant petit à petit la vie réel, ce jeune homme est entré dans la quête de l'oeuf d'Halliday. En effet, à sa mort, le fondateur de l'Oasis a placé un easter egg dans sa simulation. Celui qui le trouvera héritera de toute sa fortune. Autant vous dire que tout le monde s'est lancé à la poursuite de cette quête, y compris Wade !

« You'd be amazed how much research you can get done when you have no life whatsoever. »


En plus des jeux vidéos, il y a énormément de référence aux années 80 dans ce livre. N'ayant pas connu cette époque, beaucoup de films et de jeux vidéos référencés m'étaient inconnu. Cela ne m'a cependant pas empêché d'apprécier la lecture. En effet, l'auteur ne nous perd jamais, en nous rappelant le type de jeu dont il s'agit, ainsi qu'en nous en faisant un résumé de ces derniers. Ainsi, même si vous n'êtes pas fan des années 80, vous vous laisserez quand même emporté par les références au monde du jeu vidéo disséminés un peu partout.

« I burned through all of my extra lives in a matter of minutes, and my two least-favorite words appeared on the screen: GAME OVER. »


Quand j'ai reçu ce livre assez épais, j'ai eut peur de me lasser. A ma grande surprise, je n'ai pas vu les pages passer. L'intrigue et l'action magnifiquement dosés sont un frein à l'ennuie, et nous font voyager à travers cette simulation hors norme. Les personnages rencontrés sont multiples, mais ils m'ont tous particulièrement touchés (à part les Sixters bien sûr). Ils sont tous singuliers, et chacun d'entre eux cherche quelque chose de particulier à travers l'Oasis. Ils ont beau tous être bien plus jeune que moi, j'ai compris leurs souffrances, leurs besoins et leur envie de terminer cette quête ultime de l'oeuf. Wade, bien qu'il vive la plupart de son temps dans un monde virtuel, m'a paru très réel. On le suit dans ses phases hautes mais aussi très basses, car nul n'est parfait.

« That was when I realized, as terrifying and painful as reality can be, it’s also the only place where you can find true happiness. Because reality is real. »


A travers son histoire, l'auteur en profite pour nous montrer les dérives dans lesquels pourraient entrer notre société actuel. La digitalisation à outrance, cette vie virtuelle qui se développe de plus en plus à travers les jeux vidéos, ainsi que les réseaux sociaux. Utilisés trop fréquemment et dans tous les domaines, ils pourraient nous détourner de notre vraie vie, celle du monde réel.

En résumé, cette lecture fut une très belle découverte. Je me suis tellement immergée dans ce monde irréel que j'y ai repensé longtemps après la fin de ma lecture.